Prévision de chute des prix de l'immobilier
L’immobilier toujours plus cher,
Le pouvoir d’achat des ménages en berne,
Des taux d’intérêt, certes bas, mais qui ne cessent d’augmenter,
L’année 2011 sera-t-elle celle du « blocage inéluctable », se traduisant par la chute du nombre de transactions, suivie corrélativement par une baisse des prix ?
Allons-nous vers un blocage du marché de l’immobilier se traduisant par la chute du volume des transactions ?
Selon l’enquête trimestrielle de la Banque de France, lors du premier trimestre 2011, la demande de crédit immobilier a connu sa première baisse depuis deux ans, baisse, qui selon cette même enquête, devrait se poursuivre au 2nd trimestre… Est-ce le signe annonciateur d’une nouvelle crise immobilière ? Sans aller jusque là, il semblerait qu’un vent d’inquiétude souffle sur le marché de l’immobilier…
Retour sur le contexte actuel :
Alors que la fin d’année
En outre, l’augmentation du coût du pétrole, la stagnation des salaires, sont autant de facteurs qui plombent le pouvoir d’achat des ménages.
Le tableau ne semble pas vraiment non plus très idyllique du côté du marché des investisseurs, En effet, alors que les prix d’achat immobiliers ont beaucoup augmenté ces dernières années, les loyers n’ont pas suivies cette même tendance, rendant les rapports locatifs de moins en moins intéressants.
Pire, la comparaison achat/location semble de plus en plus être en faveur de la location.
Le tunnel de Friggit :
Le scénario dont parle Jacques FRIGGIT est-il sur le point de se produire ?
M. FRIGGIT, économiste reconnu, a mis en exergue la chose suivante : de 1965 à 2000, les prix de l’immobilier ont augmenté plus ou moins dans la même mesure que les revenus des ménages : C’est le fameux tunnel de FRIGGIT.
De 2000 à 2008, les prix de l’immobilier explosent, s’éloignant de près de 70 % du tunnel de FRIGGIT. En 2008, suite à la crise des subprimes, le marché immobilier se bloque, sans pour autant que la baisse des prix soit significative.
Courant 2009, le plan de relance de l’État ainsi que la baisse des taux d’intérêt relancent le volume des transactions et la hausse des prix. Aujourd’hui, les prix de l’immobilier sont à la hauteur de ceux observés courant 2008 avant la crise, et n’ont jamais été aussi élevés par rapport aux revenus des ménages. Selon M. FRIGGIT, nous sommes depuis 2000 dans une « bulle immobilière », et l’explosion de cette bulle est inéluctable. Il prévoit ainsi dans les années à venir une chute des prix de l’immobilier d’environ 30 à 35 %.
Certes, les aides accordées par l’État telles que le PTZ+ ou le dispositif SCELLIER permettent de maintenir une activité immobilière. Mais jusqu’à quand ? Pendant combien de temps encore les aides de l’État vont permettre de compenser la hausse des taux d’intérêts, et surtout de soutenir un marché qui faiblit ?
Finalement, une baisse des prix de l’immobilier ne serait-elle pas une bonne chose, tant pour les particuliers que pour les professionnels du secteur ?
La baisse de demande de crédit observée au cours du 1er trimestre 2011 sonne peut être le début d’une période difficile pour le monde de l’immobilier. Si tel était le cas, espérons que cette fois ci, comme toute crise, celle-ci aura un effet salvateur…
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